C’est parti pour une journée de manifestations.

Pour celles et ceux qui auraient raté l’info, les 3 allemands contrôlés à la sortie d’autoroute mercredi sont passés en comparution immédiate hier soir, pour participation à un groupement et port d’arme. Ils ont écopés de 2 et 3 mois de ferme, et sont directement partis en détention. Contrairement à ce qu’annonçait la presse locale hier, l’histoire du « gaz moutarde » n’était qu’un gros délire (l’article a été modifié entre-temps mais l’adresse en garde la trace).

Pour info, vendredi 23 il y a eu en gros une vingtaine d’interpel’ suite à la manif sauvage sur l’autoroute près d’Urrugne et surtout au moment de la violente agression des keufs aux abords du campement des anti-G7.

En début de journée, une manif s’est lancée à Hendaye et les contrôles se sont intensifiés sur les routes entre Hendaye et Bayonne.

La mobilisation s’est ensuite déplacée an plein cœur de Bayonne, où un important dispositif policier était déjà présent dès le début de la matinée notamment sur le Pont St-Esprit vers le quartier du Petit Bayonne.

Malgré des keuks ultra présents et un camion canon à eau, un important cortège a pu se déployer sur les rives de la Nive, dans le Petit Bayonne.

De nombreuses interpellations ont été signalées à la legal team (un point sera fait en fin de journée). Les moindres matériels de protection ont été le prétexte à des arrestations parfois violentes.

Vers 16h. D’après des témoins, confirmés par la suite, au moins trois personnes se déclarant membres des observateurs de la Ligue des droits de l’homme ont été interpellées sur la base de ce qu’elles portaient sur elles (dont de dangereux matériels de prise d’images!). On dénombrait entre 800 et 1000 personnes dans les rues aujourd’hui.

19h30. Pas mal de personnes déter tentent de défoncer les grilles anti-émeutes présentes sur les principaux ponts de la ville. D’autres témoins évoquent de nombreuses explosions de grenades de désencerclement et assourdissantes (les saloperies de GLIF4).

A noter que la legal team a reçu plusieurs appels à propos de violences policières.

20h15. Le groupe légal mobilisé sur ce contre-sommet a pu apprendre qu’environ une trentaine d’interpellations ont eu lieu dans la région depuis le début de l’après-midi. La moitié en gros suite à de simples contrôles routiers. Seulement une poignée aurait été libérée dans la limite des 4 heures légales de vérification d’identité. On peut estimer que le reste de la troupe finira en garde à vue dans les comico du coin, notamment le Centre de rétention administrative de Hendaye, qui a été vidé et aménagé par les autorités pour servir d’énorme comico temporaire pour les besoins de la justice d’abatage le temps de la mobilisation anti-G7.

Bayonne, 20h…

Vers 20h45. Des témoins indiquent que les gens se sont finalement dispersés dans le Petit Bayonne, où ça gazait quand même sévère notamment rue Pannecau. Mais restez prudent et ne restez jamais seuls, c’est généralement à ce moment-là que des voltigeurs ou autres flics en civil chopent des gens au faciès pour faire du chiffre.

Aprés la manif, les interpellations continuent. Certaines sur l’autoroute, notamment sur des voitures que les flics semblent avoir repérés en avance, ou même en ville vers 23h :

Le bilan de la journée, selon les autorités relayées par l’Agence France Pref, s’établit finalement à 68 interpellations et à 38 gardes à vue. Les premières comparutions immédiates pourraient se dérouler dès dimanche au TGI de Bayonne, qui s’est donné les moyens de juger à la chaîne durant tout le G7, mais aussi à Dax dès lundi.

Quelques fils twitter :

  • 13h50 : Contrôles au rond-point entre le camp et Hendaye, sur la route de la Corniche.
  • 14h03 : Une arrestation devant la gare d’Hendaye.
  • 15h: Gros contrôles sur le rond-point entre Hendaye et Saint Jean de Luz.
  • 16h20: Selon la Legal Team, des arrestations à Bayonne et sur la route de Bayonne suite à au contrôles des voitures. Au moins 4 arrestations.
  • 16h40: De très nombreuses voitures controlées à Bayonne, des contrôles de piétons, et plein de gens emmenés au commisseriat. Toujours pas de manif.