Les premières personnes interpellées à l’occasion du G7 l’ont été dès mercredi 21 au soir à l’occasion d’un contrôle routier. Il s’agit de trois Allemands de 18 à 23 ans, contrôlés sur leur trajet entre Bordeaux et l’Espagne. Placés en garde-à-vue dans la foulée au Centre de Rétention Administrative de Hendaye aménagé pour l’occasion, ils ont été déferrés ce vendredi à 18 heures devant le tribunal de Bayonne. Il leur a été reproché d’avoir été trouvés en possession de « marteaux brise-vitres, de cagoules, de bombes lacrymogènes et de gants de boxe » (version policière reprise par la presse), mais la justice d’exception mise en place pour réprimer la contestation du G7 de Biarritz n’a pas retenu le chef d’accusation de port d’arme. Pour autant et en dépit de toute évidence, cette justice aux ordres a estimé pertinent de condamner les trois personnes à 2 ou 3 mois de prison ferme pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences » et placé sous mandat de dépôt. La peine a été assortie d’une Interdiction du Territoire Français (ITF) pendant cinq ans. Cette condamnation lourde réprime un délit d’intention qu’aucun élément probant ne permet d’attester. Ils ont été défendus par des avocat.e.s commis.e.s d’office et non par les avocat.e.s rattaché.e.s au collectif anti-répression (Legal `Team).

Par ailleurs, le recours aux interdictions de territoire pour les étranger.e.s semble clairement être devenu un outil pour empêcher les personnes de participer à de grands rendez-vous de contestation politique.

Une autre personne interpellée sera jugée au mois d’octobre. En attendant, la Justice lui a interdit de se maintenir sur le département, avec prise d’effet immédiate, toujours dans la même logique visant à entraver la liberté de circulation et de manifestation des personnes, en leur prêtant de mauvaises intentions sans aucun fondement.