Soutien à la caisse collective qui rémunèrera la vingtaine d’avocats qui vont assurer la défense collective des personnes interpellées lors du G7

C’est par ici : HELLO ASSO (cliquez sur le lien pour aller sur la collecte)

Contexte

Du 24 au 26 août 2019, le G7 se réunira à Biarritz, au Pays Basque Nord.

En prévision de ce nouveau sommet des puissances de l’argent, le président français a annoncé la mise en place d’un dispositif de sécurité hors du commun, et son ministre de l’intérieur s’est empressé de promettre une répression à la hauteur de leur mégalomanie et de leurs ambitions.

La plage De Biarritz et les quartiers alentours seront donc privatisés et interdits d’accès (zone rouge), eux-mêmes entourés d’un vaste périmètre d’accès restreint (zone bleue), réservés aux résidents pourvus d’un badge, donc triés sur le volet. L’aéroport et la gare de Biarritz seront fermés du 23 au 26 août.

L’État français a également décidé d’investir le Pays Basque d’une armée d’occupation de 15 000 policiers et gendarmes déployés sur 100 kilomètres autour de Biarritz à partir du 15 août. Les accès à la région seront donc étroitement surveillés, des contrôles seront effectués sur tous les axes et dans toutes les gares, tandis que les contrôles à la frontière seront temporairement rétablis et des checkpoints militaires placés sur certains axes reliant l’Espagne à la France.

Un certains nombre d’arrêtés seront pris pour interdire les manifestations au pourtour de Biarritz.

Pour autant, dans un contexte social très tendu, marqués par la révolte des gilets jaunes et un mouvement écologiste d’ampleur, sans compter une offensive néolibérale d’une particulière violence, il ne faut pas douter du fait que la contestation du sommet sera d’envergure.

Il faut donc s’attendre à une répression importante, et s’y préparer en connaissance de cause.

Présentation du projet

Un réseau national de collectifs anti répression et d’avocats solidaires s’est constitué depuis deux ans, sur la base d’expériences de défense collective vieilles de plusieurs décennies. Ce « Réseau d’Action Juridique Collective » (rajcol.noblogs.org), a émergé après la forte répression qui a accompagné la révolte contre la Loi El Khomri, puis s’est fait connaître à l’occasion de la forte répression qui a touché le mouvement des gilets jaunes.

Des groupes d’action juridiques des années 1970-80 aux « legal teams » nées lors des contre-sommet des années 1990-2000, la défense collective a une histoire qui s’est renforcée au gré des luttes qui ont marqué ces trente dernières années.

Dans le cadre des contre-sommet, il est devenu de coutume de mettre sur pieds des groupes de veille juridique, les « legal team », qui mettent à disposition des manifestant-es une ou plusieurs lignes téléphoniques destinées à recevoir les appels des proches de personnes interpellées, pour avoir une visibilité de la répression, tenir un registre des affaires, orienter les proches et coordonner l’action juridique avec des équipes d’avocats se rendant disponibles pour faire respecter les droits des personnes arrêtées et s’assurer qu’elles bénéficieront d’une défense respectueuses de leurs engagements politiques.

Pour le G7 de Biarritz, une vingtaine d’avocats et autant de militant-es de collectifs anti-répression venus de toute la France assureront donc une veille sur place du 21 au 28 août.

A quoi servira l’argent collecté ?

La legal team a choisi de fixer un tarif journalier afin de rémunérer comme il se doit les avocat-es qui s’engagent à intervenir auprès des manifestant-es contre le G7.

Au vu de l’actualité sociale particulièrement difficile, nous avons besoin du concours de toutes et tous pour assurer aux personnes interpellées un soutien juridique digne de ce nom, c’est pourquoi nous demandons à toutes celles et ceux qui veulent que ce contre-sommet soit une réussite de nous aider à rémunérer les avocat-es qui donnent de leur personne et de leur temps pour que les luttes sociales aient un avenir et que les droits des personnes interpellées soient respectés.

Pourquoi nous ?

Désarmons-les ! et d’autres collectifs engagés contre les violences policières œuvrent depuis plusieurs années à ce que les personnes blessées puissent être accompagnées, conseillées et soutenues politiquement. A ce titre, ces collectifs sont étroitement liés aux collectif anti répression et aux caisses de soutien mises en place pour soutenir les personnes interpellées et poursuivies pour leurs idées et leurs engagements politiques, et ce quelles que soient leurs modes d’action.

Dans le cadre du G7, ces collectifs participeront à la veille juridique.

Au delà de l’appel à soutien financier, nos collectifs appellent à rejoindre l’observatoire des violences policières qui se constituera sur le tas à l’occasion des manifestations contre le G7 et avec l’apport des observatoires des violences policières déjà existants dans d’autres villes.

Nous existons parce que vous résistez.

Face aux violences policières et judiciaires, restons solidaires !