Le sommet du G7 se tiendra a Biarritz du 24 au 26 août entre les grilles d’une zone militaire d’exception déployée pour l’occasion, comme à chaque fois que les puissants se réunissent pour décider à leur place de la destinée des peuples.

Derrière les grands mots d’ordre de justice sociale et climatique, les représentants des 7 grandes puissances qui ont la responsabilité historique du désastre actuel vont, comme chacun le sait, discuter des moyens de continuer de tirer profit des catastrophes en cours. Ces sommets ne servent qu’à penser les stratagèmes qui servent aux éternels mêmes pilleurs à préserver leurs privilèges. Et à leur tête, l’innommable Macron fait figure de despote en chef puisqu’il s’est employé durant ces dix derniers mois à réprimer dans le sang un mouvement populaire sans précèdent qui pourtant faisait des exigences de justice sociale son fer de lance. Macron et les autres visages pâles qui dirigent le monde ne savent absolument rien de ce qui est bon pour nous tout·e·s. Ou alors ils le savent mais savent aussi combien nos libertés sont contraires à leurs intérêts.

Le G7 sera donc pour nous l’occasion d’une contre-attaque et de relancer la révolte légitime des gilets jaunes avant la rentrée. Si le Pouvoir pensait avoir éteint les braises, qu’il se détrompe, car personne n’a enterré la hache de guerre. Trop de gens ont subi dans leur chair et payé de leur sang la répression sauvage engagée par l’État. Auxquels il faut ajouter les milliers de personnes qui ont été humiliées et punies par l’institution judiciaire, incarnée par des procureurs et des juges à la botte, et qui on su démontrer leur allégeance à un pouvoir qui ne cache plus ses penchants terroristes et totalitaires.

Le G7, ce n’est pas juste une nouvelle date au calendrier du mouvement des gilets jaunes mais un lien entre celui-ci et toutes les forces anticapitalistes et libertaires qui ont compris qu’il ne suffira pas de remplacer Macron et sa clique par un autre club d’opportunistes pour que la situation globale s’améliore. Toutes les formes d’oligarchies doivent disparaître.

Le choix du Pays Basque est également symbolique car la région n’est jamais tout a fait sortie d’une lutte longue et acharnée pour son autonomie, lutte qui a été sévèrement réprimée par les états espagnols et français qui n’ont pas hésité a commettre des assassinats ciblés et à prononcer des peines d’emprisonnement lourdes pour la plupart des militant·e·s de la liberté les plus actif·ves dont un certain nombre sont encore derrière les barreaux, leurs libérations faisant l’objet d’un rapport de force et de négociations sensibles entre ces deux états et les organisations basques.

Ce sommet est, pour toutes ces raisons, une insulte à la liberté des peuples de disposer d’eux-mêmes et à leur autodétermination.

Ce sommet n’est par ailleurs que le prolongement des politiques de destructions a l’œuvre depuis l’avènement du capitalisme et plus particulièrement depuis sa libéralisation féroce a partir des années 1970.

Venir à Hendaye, Bayonne et Biarritz du 20 au 26 août c’est redonner force au mouvement populaire contre ces politiques mortifères, c’est renforcer nos liens et en créer de nouveaux, penser les rendez-vous de septembre et notamment la riposte définitive au système actuel d’oppressions, dans une perspective solidaire et universaliste plutôt qu’en se repliant sur les vieilles solutions isolationnistes du fascisme qui ne nous offriront rien de plus que la souffrance et la guerre. On a déjà connu ça pour ne plus jamais vouloir le revivre.

Des réseaux de lutte existent déjà, les gilets jaunes en ont tissé de nouveaux et en sont sortis des outils et des collectifs qui seront mobilisés durant le G7 : structures autogestionnaires (campement avec cantines…), équipes de soutien juridique avec une vingtaine d’avocats engagés et partageant des principes de défense collective et politique, équipes de soins autonomes (street medics), media center, observateur·ice·s de terrain contre les violences policières, groupes d’auto-défense collective en manifestation…

On aura besoin de toutes et tous pour empêcher la tenue de ce sommet, pour s’opposer aux arrestations et tenir en respect les forces de l’ordre.

Les organisateurs et organisatrices véritables de ce contre-sommet (qui ont travaillé à la mise en place des outils et qui ne se sont pas contenté de faire de la communication et des déclarations d’intentions) appellent à une offensive respectant la diversité des tactiques et s’opposeront fermement à toute tentative de dissociation entre acteur·ices de la révolte populaire aussi bien dans les communications publiques que devant les tribunaux. Que ce soit clair, pour nous il n’y a pas de mauvais·es manifestant·es, que cela plaise ou non aux organisations réformistes qui nous dépossèdent de notre colère par dogmatisme ou à des fins politiciennes.

Les moyens logistiques sont prêts, à présent c’est votre présence humaine qui est nécessaire !

Ne pas venir, ce serait manquer un moment historique. Et l’histoire ne se fait pas sans nous : elle est populaire ou elle n’est pas.

Venez nombreux·ses et déterminé·es !

Toutes les informations pratiques et logistiques sont communiquées sur le site : https://g7borroka.info/

Des informations et conseils juridiques peuvent des a present etre trouves ici : https://rajcollective.noblogs.org/